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Pimp my website : Comment l’image a remplacé le texte sur le web?

Il y a bientôt vingt-cinq ans naissait le premier site web. Les emails, la messagerie instantanée et les réseaux sociaux étaient encore du domaine du rêve. A l’occasion de cet anniversaire, nous vous offrons une visite historique à travers des designs qui ont marqué l’épopée du web.

Aux glorieux ancêtres…

Ah l’époque où l’Internet haut débit était inconnu et où la connexion par modem exigeait des trésors de respiration et de méditation. Le temps de chargement des pages se compte en minutes. La structure des sites web s’en ressent. Construits pour des connexions lentes, les sites sont largement composés de textes tout droits sortis d’un logiciel de traitement de texte. C’est le règne sans partage de Times New Roman.

Rapidement, l’introduction de tags dans la programmation html permettant de distinguer entête, paragraphe et liens.

L’exemple : http://www.w3.org/History/19921103-hypertext/hypertext/WWW/TheProject.html

3W.com

On conserve : la simplicité de navigation et la légèreté des contenus uploadés.

L’âge d’or du gif et de la police à paillettes

À partir de 1995, on délaisse le tout-utilitaire pour introduire des éléments de design. Comment oublier les panneaux « En construction », les typographies animées et les gifs ? La police Comic Sans partage la vedette avec une flopée de bébés qui dansent sous des bandeaux de textes qui défilent, tandis que les curseurs laissent derrière eux des trainées d’étoiles ou de confettis.

Les compteurs de visite font leur apparition : la grande compétition de l’attention sur Internet est lancée. Non, les réseaux sociaux n’ont rien inventé.

Le contenu peut dorénavant être organisé en colonnes, en ligne et en menu, améliorant l’expérience-utilisateur et la navigabilité. En autant que le programmeur ne se soit pas rongé les deux mains en se battant contre les frame html

L’exemple :

dpgraph.com

On conserve : la structuration de l’information sur la page d’accueil et un contenu écrit qui va à l’essentiel.

L’arrivée de Flash et la multiplication des interactions

1996 : le Messie arrive. Flash est inventé. S’il met quelques années à être popularisé, il ouvre tout un monde de possibilité en terme d’interaction et d’animation. Le temps est aux boutons interactifs avec effet 3-D et dégradés de couleurs pas toujours à propos. Le bouton de navigation fait son entrée : les petites flèches se multiplient avec des effets d’ombre projetées. Merci proto-Photoshop.

Flash étant une catastrophe en terme de référencement SEO, on lui préfère Javascript ou HTML 5. RIP boutons en trois dimensions.

L’exemple :

dolekemp96.com

On conserve : les interactions sur les sites web qui permettent d’engager le visiteur.

Le blanc s’impose (enfin)

Début des années 2000 : CSS fait ses grands débuts. Pour la première fois, on peut séparer contenu et design. Les résolutions des écrans d’ordinateur ne permettent pas encore toutes les folies, mais des années d’expérimentations signent enfin l’arrêt de mort des fonds aux couleurs néons, remplacés par la prédominance du blanc.

L’utilisation de CSS permet aussi de concevoir des sites plus flexibles, plus rapides à charger et de différencier dorénavant ce qui appartient au programmateur de ce qui relève du designer. +1, CSS.

Pour les utilisateurs, une plus grande flexibilité et une plus grande maîtrise des looks des sites web qui voient progressivement textes et images cohabiter à part égale.

L’exemple : toutes les plateformes de blogging, de WordPress à Blogger en passant par Tumblr.

On conserve : un look épuré et une structure modulable qui facilite le chargement des pages ainsi que l’actualisation des contenus en back-office

Le règne de l’image

2015 : le web comme nous le connaissons aujourd’hui n’a pas plus de cinq ans. Oui, je sais, comment faisait-on avant ? Avec l’accroissement de la vitesse d’Internet et l’amélioration de la définition des moniteurs, la porte s’ouvre enfin pour l’utilisation de visuels plus élaborés et donc plus lourds. Les réseaux sociaux imposent un Internet où tout va vite, où il faut accrocher le lecteur en quelques secondes. L’image s’impose donc, comme une évidence.

C’est l’âge d’or des plateformes qui font la part belle aux photographies et les banques d’images deviennent essentielles pour se procurer des visuels qui engageront le visiteur.

Presque 25 ans après l’apparition du premier site web, il faut mesurer le chemin parcouru. Photo et vidéo occupent toute la place, infinite scrolling et single-page design sont devenus des standards, sous l’influence de la navigation mobile.


À propos de l'auteur
Diplômée de Sciences-Po Lyon et de HEC, consultante spécialisée en gestion de la créativité et en positionnement de marque pour les entreprises culturelles, Julia est directrice de publication du magazine "Plüm - A creative journey" et écrit notamment pour LVMH et L’Oréal.

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