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Le jargon créatif démystifié : Densité, couleurs, format, comment adapter l’image au support utilisé ?

Entre spécialistes de l’image, la communication peut se compliquer quand vient le moment de passer de la conception à la réalisation. Les exigences qui s’appliquent à l’image publiée sur le web diffèrent de celles de l’image imprimée. Alors quand le jargon s’en mêle, les néophytes peuvent rapidement être perdus.

Petit tour d’horizon des trois distinctions fondamentales à maîtriser pour comprendre votre graphiste et faire plaisir à votre imprimeur.

CMJN vs. RVB

Votre graphiste vous demande pour le même projet, une version de l’affiche pour impression en CMJN et une version de la bannière web en RVB. Quelle différence, vous demandez-vous ?

Les deux acronymes font référence à des standards colorimétriques.

  • Le format CMJN est le format de prédilection pour l’impression. L’acronyme fait référence à la quadrichromie Cyan – Magenta – Jaune – Noir. Il fait référence à l’époque où l’on employait des plaques d’impression, trois pour générer les couleurs (cyan, magenta, jaune) et une pour générer les lignes (noir).
  • Le format RVB est au contraire le format pour le numérique. La trichromie Rouge – Vert – Bleu est celle des moniteurs.

La différence essentielle tient dans le fait que les couleurs RVB sont additives : toutes les couleurs additionnées créent du blanc. Dans le format CMJN, les couleurs sont soustractives : toutes les couleurs additionnées créent du noir. Cette dernière caractéristique à la vertu d’estomper les imperfections mineures lors de l’impression.

L’information à retenir : si votre image est destinée à être imprimée, elle doit être en format CMJN.

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300 ppi, 72 dpi, késako ?

Pour comprendre la distinction entre le 300 ppi et le 72dpi, il faut comprendre que chaque image digitale est composée de pixels, soit des points invisibles à l’œil nu qui juxtaposés composent les couleurs que nous voyons. Pour schématiser, le même procédé est utilisé pour l’impression jet d’encre ou laser.

Ppi, ou pixel per inch, correspond à la densité de votre image digitale, c’est-à-dire le nombre de pixels utilisé dans un pouce carré. Les moniteurs ont un nombre fixe de pixels par pouce carré, allant de 67 à 130. La grande majorité des écrans a cependant une définition de 72 ppi.

Dpi ou dot per inch, correspond à la densité de votre image imprimée, c’est à dire le nombre de points imprimés par pouce carré. Les imprimantes à jet d’encre peuvent intégrer de 300 à 600 points par pouce carré, tandis que les imprimantes laser peuvent aller jusqu’à 1800 dpi.

L’information à retenir : inutile d’uploader sur votre site web des images 300ppi, puisque la plupart des moniteurs n’est pas capable d’afficher plus de 72 ppi. En utilisant des images 72ppi, vous augmentez la vitesse de chargement pour l’utilisateur sans diminuer la définition.

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Image matricielle ou vectorielle ?

La question du format matriciel ou vectoriel d’une image se pose quand se fait sentir le besoin de l’agrandir. Là où l’image matricielle se pixellise de plus en plus, l’image vectorielle s’agrandit à l’infini. La raison qui sous-tend cette différence est mathématique.

L’image matricielle est un ensemble de points, les pixels. Pour l’agrandir, l’ordinateur détermine les nouveaux points à créer en extrapolant à partir des pixels existants. Schématiquement, si l’on veut une image trois fois plus grande, l’ordinateur va générer autour de chaque pixel, trois pixels identiques. Il forme ainsi des agrégats de points qui déforment les lignes de l’image, créant une image floue et souvent inutilisable.

L’image vectorielle quant à elle, est composée de lignes de segments déterminées par des formules mathématiques. Pour générer les pixels supplémentaires lors de son agrandissement, l’ordinateur va appliquer les formules mathématiques inhérentes à l’image, respectant ainsi les lignes de segments. L’image agrandie n’est pas déformée.

L’intérêt d’avoir une image vectorielle est donc de pouvoir la modifier à l’envie pour s’adapter au support. C’est le format idéal pour un logo qui devra s’adapter autant au petit format de votre carte d’affaires qu’à votre publicité dans la rue.

L’information à retenir: si l’image est destinée à être agrandie ou diminuée, utilisez une image vectorielle. On reconnaît l’image vectorielle à son format .ai ou .eps, à ne pas confondre avec les formats matricielles que sont .jpg, .gif ou encore .png.


À propos de l'auteur
Diplômée de Sciences-Po Lyon et de HEC, consultante spécialisée en gestion de la créativité et en positionnement de marque pour les entreprises culturelles, Julia est directrice de publication du magazine "Plüm - A creative journey" et écrit notamment pour LVMH et L’Oréal.

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