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Dessine-moi une rédaction… Mint magazine

Disponible à Paris et à Berlin, Mint est le premier magazine food et voyage bilingue et gratuit. Véritable invitation au partage des saveurs et des destinations, venez découvrir ses dessous et ses secrets avec ses fondatrices Déborah Pham et Noémie Cédille

Bonjour Déborah et Noémie ! Pouvez-vous revenir sur les raisons et le contexte dans lequel a été créé Mint magazine ?

Déborah Pham : J’ai eu envie de créer mon magazine dès que j’ai commencé le journalisme. Lorsque cette envie a fini par m’empêcher de dormir, j’en ai parlé à mon amie graphiste Noémie Cédille, que je connais depuis l’âge de 16 ans. Noémie et moi partagions déjà cet attachement au papier, à l’objet, encore fallait-il se lancer.

Au départ, notre motivation était de rencontrer des gens qui partageraient les mêmes affinités, notamment sur un plan créatif. On a donc commencé à rencontrer des graphistes, des photographes, des illustrateurs et des journalistes avec qui nous travaillons encore aujourd’hui.

Limage semble justement occuper une place prépondérante, tant dans la version papier que sur le digital, pourquoi ? Comment s’équilibre-t-elle avec le texte ?

D.P. : Nous avons pensé Mint comme un magazine que nous aimerions feuilleter. Au fil du temps, nous avons donc défini un cadre autour de Mint, avec nos goûts et nos inspirations. L’image et le texte s’équilibrent bien puisqu’on a des sujets longs, des sujets plus courts, des portfolios. L’idée c’est vraiment d’avoir un magazine harmonieux et rythmé.

« l'image tient une place omniprésente dans mon quotidien »

De manière générale, quelle place tient limage de votre quotidien ?

Noémie Cédille : Elle est omniprésente. On passe énormément de temps sur les réseaux sociaux à observer le travail d’artistes qui nous plaisent. Je commence tôt le matin en prenant mon petit-déjeuner ou en écoutant la radio. Finalement, dès qu’on a un moment de libre, on se nourrit de ce qu’on voit et on s’envoie beaucoup de liens entre nous, même quand cela s’éloigne de notre ligne éditoriale.

Parlez-moi des photographes avec lesquels vous travaillez ? Comment les sélectionnez-vous, sur quels critères ?

D.P. : Je vais avoir du mal à tous les citer mais au départ, j’ai eu la chance de travailler avec des photographes qui sont aussi mes amis comme Marie-Amélie Tondu ou Mathieu Vilasco. Plus tard, j’ai rencontré d’autres personnes très talentueuses comme Fabien Voileau, avec qui j’ai fait un reportage dans le Nord. On a aussi travaillé avec Tiphaine Caro et Chloé Gassian ; on aime beaucoup leur travail. Il y a évidemment Agathe Monnot avec qui je suis partie en Slovénie pendant dix jours. Je crois que notre premier critère, c’est de ne travailler qu’avec des gens qu’on apprécie. On a choisi un métier difficile, on travaille énormément avec une toute petite équipe. Ce qui nous pousse à avancer les jours sans, c’est de savoir qu’on fait ça tous ensemble.

N.C : Dès lors où l’on commence à travailler avec un photographe, il a carte blanche. On aime voir Mint comme un lieu d’expression. Lorsqu’on rencontre un photographe, on connaît déjà son travail en amont, c’est à nous de l’amener vers de nouvelles choses, que ce soit à travers un voyage ou un portrait.

2. ©Mint Magazine #6

Comment avez-vous défini lidentité visuelle du magazine ?

D.P. : Il y a différents éléments qui définissent ce qu’est Mint aujourd’hui. Au départ, l’identité visuelle a été pensée par Noémie, la directrice artistique du magazine, qui a été épaulée par Agathe Boudin. Nous avons voulu créer un magazine à la fois dans l’air du temps et intemporel, un bel objet épuré et soigné, faisant la belle part à l’image.

N.C : Notre équipe a développé des codes visuels que nous avons adapté à nos différents supports au travers d’une grille modulaire, de fond colorés récurrents et d’un ensemble de typographies très fortes visuellement. Nous voulions que ce soit à la fois identifiant et unifiant.

Comment définir une approche visuelle qui fonctionne à la fois sur le print et sur le web ?

N.C : Notre identité visuelle a été pensée pour coller à tous les supports possibles, print comme web. La seule différence entre ces supports est la nécessité d’adapter nos codes à certaines contraintes techniques : formats, interactions, animations, etc. Il n’y a pas de logique particulière dans les images que nous prenons, c’est essentiellement une question de feeling que le photographe capte par rapport à l’instant ou au sujet de la photo.

Quels sont vos secrets pour avoir une identité visuelle cohérente sur Instagram ?

D.P. : Très vite, j’ai commencé à voir notre magazine comme une marque plutôt que comme un média. Certains vont voir ça de façon péjorative, mais tout comme une marque, Mint véhicule une image, une pensée, un lifestyle. Lorsqu’on me propose un sujet ou un book, je sais si ça nous correspond ou non. Sur Instagram, nous utilisons le même procédé : on partage nos humeurs, nos photos, et nos découvertes.

En tant que média, quelles sont les tendances en matière dimage lifestyle les plus porteuses à lheure actuelle ?

N.C : Sans doutes les codes actuels se trouvent-ils du côté d’images très claires et lumineuses, assez minimales et frontales, avec des lignes de forces fortes. En terme de sujets, food, bonnes adresses et grands espaces ont la cote !

3. © Instagram @mint_magazine

Quest-ce qui fait la force dun magazine aujourdhui selon vous ?

D.P. : Ce sont toutes ces choses terre-à-terre qu’on ne perçoit pas à la lecture. Notre travail ne se résume malheureusement pas à écrire des articles et à prendre de belles photos ! Il y a l’aspect commercial, les réseaux sociaux, l’événementiel et la communication plus généralement. Notre force, c’est de nous remettre constamment en question et d’être entourés de gens bienveillants.

Pour finir, comment sorganise votre processus créatif lors des conférences de rédaction ?

D.P. : Autour d’un apéritif, avec des bonnes choses à manger et une bouteille de vin !

Crédits : ©Mint Magazine #6, © Instagram @mint_magazine


À propos de l'auteur
Diplômée de Sciences Po Bordeaux et de l'Institut Français de la Mode, coordinatrice de collection dans le luxe, puis journaliste-rédactrice, Pauline écrit aujourd'hui au service de ses passions artistiques pour son blog éponyme, Paulette magazine, le Grand Palais, le Huffington Post ou encore L’Oréal Professionnel.

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