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Amandine Delaunay : Vis ma vie de directrice artistique !

Audacieuse et déterminée : ce sont les mots qui viennent en tête pour décrire Amandine Delaunay, jeune directrice artistique et illustratrice établie à son compte depuis un an à peine. iStock l’a rencontrée pour parler de son quotidien et de son début de carrière, entre développement de son portefeuille-client et poursuite de ses inspirations artistiques. Un échange inspirant et rafraîchissant.

« comme je l’explique à mes clients, le directeur artistique parle la langue des images »

Bonjour Amandine ! Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur le rôle d’une directrice artistique ?

Comme je l’explique à mes clients, le directeur artistique parle la langue des images. Ce qui signifie que je suis la plus à même de transcrire les mots d’un brief en images. Je définis la forme et le fond d’un style graphique, en m’assurant pendant tout le processus de création et de production que la direction que j’ai définie, et que le client a approuvé, est bien respectée. Je vois le rôle du DA comme celui d’une flèche, qui partirait du sens vers l’imagerie.

À la sortie de l’ESAG (École Supérieure d’Arts Graphiques), vous êtes entrée dans une agence : passage obligé ou choix réfléchi ?

Un peu des deux, en fait. À la sortie de l’école, je me suis lancée en free-lance avec deux autres diplômés de ma promotion. Ce fut douloureux car je n’étais pas prête à la réalité du métier. Je me vexais dès qu’un client n’aimait pas mes propositions. J’ai compris que je n’étais pas prête pour cela et suis partie en agence. J’y ai appris à suivre un brief, à discuter avec un client, à voir le premier jet comme une base de discussion, à revenir sur mes propositions ; bref à prendre de la distance par rapport à mon travail. Après trois ans et demi en agence, j’étais prête à me relancer en solo. J’avais à nouveau envie de faire les choses par moi-même, même si j’étais terrorisée par cette liberté.

«aujourd’hui, Instagram me fournit la moitié de mes clients»

Je crois qu’Instagram a eu un rôle important dans la réussite de votre seconde aventure en free-lance…

Absolument. Quand je me suis relancée en free-lance, je n’avais plus que mon portfolio de l’université, vieux de quatre ans, et aucun client. Je me suis dit que je devais y aller au bagout. Alors pour moi, Instagram c’était le rêve américain. Chacun part de zéro pour se construire un réseau et se faire un nom en travaillant l’identité graphique véhiculée par son profil. Je repérais aussi bien les réseaux de clients, les collaborations possibles, les projets que je pourrais développer.

Aujourd’hui, Instagram me fournit la moitié de mes clients. Je ne partage sur mon compte que des visuels qui correspondent à ce que j’ai envie de faire. C’est à dire que je ne communique pas forcément sur tous mes projets : juste sur ceux qui coïncident avec ma vision. Aujourd’hui, Instagram me fournit la moitié de mes clients. Je ne partage sur mon compte que des visuels qui correspondent à ce que j’ai envie de faire. C’est à dire que je ne communique pas forcément sur tous mes projets : juste sur ceux qui coïncident avec ma vision.

Vous revenez à peine de New-York, pour une collaboration avec Claire-Lise Bengué. En quoi ce projet était-il différent des autres ?

Oh, ce projet est celui dont je suis la plus fière ! Il s’agissait de décorer le show-room de Beauty Lab, showroom new-yorkais de France-Lab, créateur de cosmétiques haut-de-gamme dans le secteur privé. Tout a commencé comme une blague, quand la cliente m’a expliqué que les propositions que nous avions faites étaient bien jolies, mais que le système de cadres préconisé était impossible à mettre en place puisque il était impossible de percer les murs. Elle nous a demandé si nous étions disponibles pour venir directement réaliser une fresque grandeur nature. Bien sûr nous avons dit oui ! C’était un très beau cadeau de la vie.

« J’alterne travail avec les clients avec phases de création pure. C’est une façon de maintenir l’équilibre entre l’artiste et la directrice »

Une grande part de votre vie professionnelle semble ponctuée de ces moments de grâce !

Oui, c’est l’avantage de travailler en free-lance : je n’ai pas la force de frappe d’une grande agence, mais je suis flexible et réactive. C’est un véritable atout quand on commence. Je laisse la porte ouverte, parce que j’ai l’impression que la vie sait mieux que moi ce dont j’ai besoin.

Quels sont vos défis et vos envies aujourd’hui ?

Mes clients commencent à me renvoyer l’image d’une véritable artiste, qui donne à voir un sens derrière le graphisme. Je trouve que c’est un très beau compliment et j’ai envie de poursuivre dans cette voie. J’aimerais que mon nom devienne un gage de qualité et de liberté, pour que les clients restent en confiance quand nous collaborons ensemble.

Je passe beaucoup de temps à entretenir ma créativité, que ce soit en flânant sur Pinterest et dans les musées, ou en prenant des pauses que je passe à simplement perdre mon temps. J’alterne aussi le travail avec les clients, avec des phases de création pure. Je suis injoignable pendant trois jours, je crée. C’est une façon de maintenir l’équilibre entre l’artiste et la directrice en moi.

Crédits : Amandine Delaunay pour La Winerie Parisienne


À propos de l'auteur
Diplômée de Sciences-Po Lyon et de HEC, consultante spécialisée en gestion de la créativité et en positionnement de marque pour les entreprises culturelles, Julia est directrice de publication du magazine "Plüm - A creative journey" et écrit notamment pour LVMH et L’Oréal.

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